20 avril 2007

Santiago de Atitlan (Lago de Atitlan)

[Il était 16h 30 quand ce putain d'orage a éclaté. Blanca m'a accompagné jusqu'à la Ruta. Comme à mon habitude je lui ai dit que je survivrai, que j'étais pas en sucre et que je serai juste un peu mouillée, rien de grave, qu'elle pouvait me déposer à la ruta, que ca irait très bien comme ça. J'ai donc ouvert la portière : 2 pas (au sens propre) à faire pour trouver abri en attendant l'arrivée de la ruta, 2 pas, un puis deux : juste le temps de me prendre un seau d'eau sur la tête et de mettre mes deux pieds dans le torrent de la rue....Heureusement arrivée près de chez moi l'orage s'était calmé, j'ai donc entamé à pieds la descente jusque chez moi, en tongues, de l'eau jusqu'à la cheville. Les trentes premières bagnoles ont été plutôt sympas roulant doucement le le plus loin possible de moi, et puis il y a eu ce connard que je n'ai pas vu venir : c'était le gag absolu, il est passé tout près à fond dans le torrent d'eau. J'ai juste eu assez de reflexe pour me retourner dégoulinante et bonne à essorer pour lui crier : chinga tu madre!
C'est là que je considère avoir fait qqs progrès en espagnol : quand je suis capable de tels reflexes. Le vigilante du condominio a eu bien pitié de moi en me voyant arriver. Je serais tomber dans une piscine que ca n'aurait pas été pire!
Le bon côté des choses, c'est qu'il fait frais maintenant, on a bien dû passer en dessous des 30°.....jusqu'à demain? allez soyons optimiste après-demain!

Y a t-il une explication rationnelle au fait qu'internet ou le wifi merde au dessus de 35° et se remette à fonctionner parfaitement maintenant?????]


Santiago de Atitlan est un village à 30 minutes en lancha de San Pedro : en gros sur la carte à mi-chemin entre Panajachel et San Pedro. Comme à San Pedro, ici, vivent une très grande majorité de mayas tzutujils.
Le lendemain de notre expédition au volcan, une petite ballade en barque, c'était ce qu'il nous fallait.
A l'aller on a eu un peu froid (si si....enfin c'est relatif...) cause qu'on se prenait tous les embruns dans la figure : z'ont même finit par sortir une bâche : seul Papito en redemandait, faisant face aux éléments :

Santiago est un village qu'on recommande dans les guides et que vous pouvez évitez. On a trouvé ça super glauque.

Santiago d'abord une histoire douloureuse :

- d'abord ce fut l'un des villages les plus touchés par Stan en Oct 2005. L'ouragan (du mot maya Huracan qui veut dire "coeur du ciel"!!!!) y a fait des dégâts considérables : plus de 2000 morts au Guate et des villages entiers encore "relogés" dans des tentes d'ONG un an et demi plus tard. Sur les rives du lac Atitlan, certains villages ont été épargnés presque entièrement, d'autres comme Santiago ont été dévastés par des coulées de boue. (coulées de boue favorisées par la déforestation...). Santiago c'est un peu le village martyr.

- Santiago fut aussi le lieu d'affrontements sanglants pendant la guerre civile dont les accords de paix ne datent que de 1996!. 30 paysans on été tué ici par l'armée en 90.

Santiago encore aujourd'hui a la réputation d'être un haut lieu de la résistance indienne.

Mais le village est meurtri, ne ressemble à rien et ne donne guère envie de s'y attarder.

Nous irons voir la star locale : Maximom, divinité qui élit domicile chaque année dans une maison diférente du village. Le voici (presque le même que le nôtre...ai volé la photo sur le net...) : une petite statue de bois, de multiples écharpes, un cigare toujours allumé et un chapeau.

Nous lui avons rendu visite dans une maison très sombre au sol en terre battue jonché de crachats, de bougie et d'offrandes. A côté de Maximom, le christ grandeur nature gisait dans un cercueil. Au plafond et sur les murs des guirlandes et décos ultra kitch. Agenouillé devant Maximom un homme lui causait à voix haute, d'autres hommes dans la pièce ramassaient le fric et veillaient à allumer le cigare de cet étrange guignol.

Franchement glauque!

Un petit tour dans les rues et demi tour vers l'embarcadère : le prochain bateau est dans une heure, on a le temps de longer le lac.

Quelques photos prisent des berges de Santiago :















Prochaine et dernière étape au Mexique : Palenque N°2, quelques 14 heures de combis divers et variés plus tard.
Mais le plus dur encore une fois c'est pas la route c'est la programation musicale :
"Sin tus besos, no podia vivir. Porque me dejaste? Quiero ser tuyo.Te quiero y te querre siempre. Olvidarte es impossible"
ou
"Ya suffri bastante. De mi mente la voy a borrar. Ya me canso de llorar. Ya no quiero tu cariño."
Lara Fabian et ses copines n'ont qu'à bien ce tenir, les chansons mexicaines me semblent dans ce registre imbattables!

Reste que pour apprendre la conjugaison, c'est pas mal :
"te quise, te quiero, te querre"

2 commentaires:

Unknown a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Unknown a dit…

Effectivement, ça a l'air bien bien glauque ... Dures ces photos et tes commentaires ...