Je crois que je suis allée au bout de mes forces, et c'est une sensation vertigineuse bien agréable. A cette satisfaction personnelle, il faut ajouter bien sur des paysages extraordinaires....bien difficile de choisir parmi les 106 photos prises!
(N'hésitez donc pas à les agrandir en cliquant dessus, ca vaut le coup ..)
Nous nous sommes donc levées à 4h du mat ce samedi (il faut être un peu loco, non?....). Camille était arrivée la veille de Mexico pour se joindre à nous.
Rendez vous à 5h chez Corinne où nous retrouvons les autres fous attablés autour de la cafetière.
2heures de voiture dans la nuit pour arriver au lever du jour (el amanecer....toujours une occasion d'apprendre un peu de vocabulaire...) au pied du popo et de l'izta : le refuge où l'on doit s'enregistrer avant la balade se trouve entre les deux.
L'ascension du popo est depuis quelques années interdite vu que le bonhomme se met en colère de temps en temps.
Nous sommes 14 : Jesus (notre guide), Maud, Anne Claire, Chantal, (instit de l'école), Rocio et Corine (prof d'arts plastiques au Molière), Steph, le papa de Corine, Camille, Karine (V.I.E. au Mexique), Peter (un américain), Rémi (prof de tennis au Molière) et Olivier.
Il fait froid (-1°) au départ mais le jour se lève à peine et nous sommes déjà à 3800m.
L'izta semble encore bien loin, on cherche à identifier ses genous, sa poitrine, sa tête....Car l'Izta est une femme, la femme du popo, morte de chagrin depuis le départ du guerrier Popo. Elle git donc là allongée à ses pieds. Son point culminant "el pecho", la poitrine culmine à 5286m.
Notre objectif plus raisonnable en une journée visait le refuge (à 4800m) et peut-être les genoux à 5030m.
Encore quelques kilomètres de piste après l'enregistrement et nous arrivons au parking : il va falloir sortir de la voiture, affronter le froid et déjà, le manque d'oxygène...
Le premier tronçon est relativement facile, ca grimpe mais en s'arrêtant de temps en temps, on arrive sans trop de difficultés à la première étape après 30 minutes de marche.
Certains sont déjà largués, nous ne sommes plus que 12, Rocio et Peter prennent leur temps ou ont abandonnés?
La vue sur le Popo est superbe, encore un peu dans la brume du matin : il est 8H30.
Nous sommes sur une arête, de l'autre côté, la vue sur la vallée.... et tout à fait au loin sur la ligne d'horizon le Nevado de Toluca, un peu à droite.

L'ascension se poursuit sur des sentiers rocailleux, dans des éboulis de pierres, ou des pans de montagne sablonneux: dur dur, c'est comme de monter une dune de sable, les pieds s'enfoncent et reculent à chaque pas, il faut être tenace et prendre son temps.
Nous voici au dessus des nuages qui commencent à envahir la vallée et vont bientot encercler le popo.
Chacun va à son rythme, nous avons perdu Anne Claire, Maud et Karine....mais nous ne les attendons pas, on se refroidit vite et nous savons qu'il faudra entamer la redescente au plus tard à 14 h pour ne pas être pris dans les nuages....
On s'arrête de plus en plus souvent pour faire redescendre le rythme cardiaque, retrouver un peu de souffle : Tous les 10 pas, puis tous les 8, puis tous les 5 pas....

Au loin on aperçoit la Malinche (à gauche) et le Pico de Orizaba (à droite, plus haut sommet du Mexique). Ils semblent tous deux posés sur les nuages....
Steph s'accroche mais glisse à chaque pas : elle est en basket, franchement pas l'idéal....

Ca fait trois heures qu'on grimpe quand on aperçoit le refuge en contrebas....une heureuse surprise car on l'imaginait bien plus loin. Un premier but est atteint. Nous sommes à 4800m. Nous sommes 9 super motivés pour continuer...Jesus nous offre une gorgée de liqueur de cassis. Le chemin est visible du refuge, il est très raide, un mélange de sable et de cailloux, ca s'annonce coton.
L'ascension se poursuit sur des sentiers rocailleux, dans des éboulis de pierres, ou des pans de montagne sablonneux: dur dur, c'est comme de monter une dune de sable, les pieds s'enfoncent et reculent à chaque pas, il faut être tenace et prendre son temps.
On s'arrête de plus en plus souvent pour faire redescendre le rythme cardiaque, retrouver un peu de souffle : Tous les 10 pas, puis tous les 8, puis tous les 5 pas....
C'est encourageant car à chaque arrêt on récupère bien ....mais 3 pas dans le sable et nous voilà essoufflés....
Le rythme est de plus en plus lent, et de plus en plus haché mais on profite des poses pour les photos, boire un coup, manger un pruneau et hop, on repart trop impatient de savoir ce que nous reserve la prochaine arête.
Qu'est ce que c'est beau, bordel!
(désolée je ne suis pas poète......)
Ca fait trois heures qu'on grimpe quand on aperçoit le refuge en contrebas....une heureuse surprise car on l'imaginait bien plus loin. Un premier but est atteint. Nous sommes à 4800m. Nous sommes 9 super motivés pour continuer...Jesus nous offre une gorgée de liqueur de cassis. Le chemin est visible du refuge, il est très raide, un mélange de sable et de cailloux, ca s'annonce coton.
(sur la photo on le voit qui grimpe au milieu....)
Je ne sais pas bien si on se rend compte sur cette photo de la raideur de la pente...mais c'était bien raide. Plus question du tout de faire le moindre commentaire ou la moindre plaisanterie. On se concentre sur chacun de nos pas.






On arrive vers 4 heures au parking, certains se gavent de quesadillas à la flor de la calabaza, d'autres s'étirent, maud fume sa clope. Je ne dis plus rien, je suis exténuée et heureuse.


Il nous reste 3 heures de bagnole pour retrouver Cuernavaca, prendre une bonne douche (nous sommes tout pousssiereux) et se mettre au lit.
Corinne abandonne à mi chemin prise de nausées. Steph se décourage, mal équipée. On continue sans trop savoir combien de mètres encore on va pouvoir faire. Mais un pas plus un pas.......
Les derniers 100 mètres se font à quatre pattes, c'est un peu de l'escalade, on se demande comment on va redescendre.
Le popo est maintenant cerné par les nuages.
En bas on aperçoit le refuge à 4 800 m.
Nous sommes à 5000, il reste 20 ou 30 mètres à gravir que seul Olivier franchira. La tête tourne, je ne sais plus bien ce que je fais, je n'ai plus confiance dans mes pas et mes prises, on s'inquiète du retour, de la descente. On ne sait plus bien ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Nous sommes 5 : Chantal, Remi, le papa de Corinne,Jesus et moi. On s'arrêtera là sans regrets, au bout de nos limites. Camille est qqs 10 mètres en dessous de nous prise par le vertige.
Au refuge nous retrouvons les autres qui viennent d'arriver.
On se repose un peu, on plaisante, on félicite Olivier (le seul à avoir atteint le sommet), on prend la photo de groupe et on attaque la redescente, longue et fatigante.
J'ai les jambes qui flagellent et le soleil tape fort (il est 3h de l'après midi)
On arrive vers 4 heures au parking, certains se gavent de quesadillas à la flor de la calabaza, d'autres s'étirent, maud fume sa clope. Je ne dis plus rien, je suis exténuée et heureuse.
Il nous reste 3 heures de bagnole pour retrouver Cuernavaca, prendre une bonne douche (nous sommes tout pousssiereux) et se mettre au lit.
Une bien bonne nuit.

3 commentaires:
Superbe ! Estupendo !
Bravo la chica,
chapeau bas !
Je n'ai qu'un mot à dire : IM-PRES-SION-NANT !!!
Superbe reportage, superbe rando, superbes compte-rendu !
Merci de nous faire vivre aussi des moments comme celui là! Je suis épuisé ! ;-)
Vive popo !!
La chica est tellement fatiguée qu'elle n'a pas trouvé la force de reposter des news ... ;-)
Alors ? Comment vont tes petits muscles ?
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