D'une part, c'est déjà loin. D'autre part, mon impression fut très mitigée et, 15 jours après, je suis encore un peu hésitante.
Que vais-je vous raconter?
Cet hotel affreux à l'autre bout de la ville, cette attente interminable à la douane, les heures de queues pour acheter des pesos convertibles, les heures d'attentes pour chopper la wawa qui nous amènera (peut-être) dans le centre ville, le régime poulet-riz sans alternative, la misère, le délabrement.....
Ou l'autre havane : celle du soleil, de la musique encore et encore, du vieux havana magnifique (malgré l'état de ruine) de ces vieilles américaines toute rafistolées et qui 50 ou 60 ans après roulent toujours dans les rues, des rencontres et des conversations étonnantes avec les chauffeurs de taxi, le vendeur du marché, de cet après midi-concert avec Lali dans un 2pièces pourri d'une cité à la périphérie de la havane.....
Premier contact donc avec les cubains : les vieilles peaux de la douane qui vous font poireauter 3 heures à éplucher votre passeport et décortiquer la photo. On découvre vite que depuis 2 ans le dollar n'a plus cours ici, Fidel a crée son propre dollar : le peso convertible. Il faut aussi faire la queue pour s'en procurer, on découvre ensuite que tout est très très cher (au moins les prix de Paris....) Ca c'est pour les touristes car il y a ségrégation : les restos, les bars ne sont pas fréquentés par les cubains. Ca m'a vite agacé : l'impression d'être une vache à fric. Sans doute que, logée dans le centre chez l'habitant, j'aurais eu une tout autre impression.....
N'empêche la misère est criante, tout est rafistolage, demmerde, combine : ils s'empressent de vous dire que oui, c'est dur mais "on a l'éducation et la santé gratuite".Je sens (peut-être à tort) qu'ils se raccrochent à ça mais qu'intimement ils ont le sentiment de se faire avoir....Le blocus américain certainement bien réel a aussi le mérite de porter sur son dos les défaillances du système....
Sur le marché où l'on trouve patates, goyaves et bananes, on rencontre Julio (ancien instit reconverti dans la demmerde parce que 20 pesos convertibles par mois comme salaire d'instit, ce le fait pas vraiment....) Il nous invite chez lui au fond d'une cour, un escalier brinquebalant et en haut une petite pièce. On discute (librement?).
On se balade dans le vieux havana :
Le lendemain on contacte Lali difficilement : il faut trouver un téléphone, le numéro est celui d'un voisin....
On retrouve le bonhomme : un musicien pêchu qui connait tout le monde. On lui remets qqs cadeaux : un peu d'argent de la part de Juan, du fromage et du vin aussi. Un vrai trésor. Il nous emmène dans un vieux studio qui leur sert de salle de répét : grand bonheur : concert-répét.
De la bonne musique cubaine et de vieux chanteurs cubains.
On se fait embringuer l'après midi à une fête dans la banlieue de la Havane avec une partie des musiciens.
La fête a lieu là, au deuxième étage de cet immeuble dans un petit 2 pièces de 20 m2 où vont s'entasser, danser,boire et manger une quarantaine de personnes. Vraiment chouette!


3 commentaires:
Salouté La CHICA !!
Haaaa des nouvelles fraiches
Super contre-rendu tout en nuances ...
Vite vite je me précipite vers les messages suivant.
Pour la noire, je parierai pour une Chevrolet année 58. Je suis assez fière d'avoir une idée!Souvenir d'enfance peut-être;
Alice
Et un mojito pour Alice, un!
Cela dit :
-j'ai pas vraiment la réponse....
-et il va falloir venir le boire ici, ce mojito!
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