06 janvier 2007

Costa de Oaxaca : El paraiso!!!

S'il existe un paradis terrestre, alors je crois que nous l'avons trouvé....sur les côtes de Oaxaca.De Pochutla (11 heures de San Cristobal), il faut encore attraper une camionetta (voir la photo) qui vous conduira pour 10 pesitos et une vingtaine de minutes cheveux au vent, au petit village de Mazunte. La route passe en haut du village et continue vers San Agustinillo et Zipolite. Trois pistes de sable et terre descendent vers la plage.

Nous pensions avoir reservé une cabana mais c'était sans savoir qu'ici il ne faut guère compter sur le tel et internet.....l'électricité doute parfois et l'eau est rare....Nous l'apprendrons à nos dépends....Toujours penser à remplir un seau d'eau tant qu'il y en a! Règle de base pour préserver la salubrité de certains lieux!

C'est le 31 décembre au matin, il fait beau, chaud, les gens lezardent sous les palapas et sur la plage. On craint de ne rien trouver pour dormir, on fini à l'étage d'une cabana, un lit un peu craspouille, pas de moustiquaire....(voir photo). C'est pour le moins rudimentaire, on y passera qu'une nuit.



Petit déj' à El Agujon (licuado de platano y pan de la casa...ça deviendra un rituel).

Puis la plage. Deuxième rencontre pour moi (première pour Alex) avec le Pacifique....ici il est plus abordable, on peut nager....pas trop de rouleaux ni de courants....On se baigne au milieu des pélicans (?) qui plongent autour de nous attraper leur déjeuner : très impressionant, un spectacle dont je ne me suis pas lassée.
(aggrandissez la photo en cliquant dessus, ca vaut le coup!...)

Certains restent en embuscade sur le rocher (photo), ce sont les garnisons de renfort, les autres sont déjà à l'attaque et shootent tout ce qu'ils peuvent à la kamikaze.


A 18 heures, tout Mazunte a rendez vous sur la plage, il fait nuit, il y a foule. Libération de tortues au programme. Les spectateurs applaudissent. Alex tente une photo et se fait incendier : "no flash!!!!!!!". On a rien vu mais elles étaient là!

Mazunte qui vivait autrefois de la chasse à la tortue s'est reconverti en réserve écologique. Il y a même ici le centro mexicano de la tortuga!

La soirée du réveillon fut courte : abus en tous genres, on se couche pour emmerger vaguement à 3 du mat, se souhaiter une bonne année et se rendormir au son de la fiesta qui bat son plein dehors!

Les jours suivants sont doux et tranquilles : petit déj, plage, happy hour.

On fait une petite excursion de l'autre coté de la baie, sur le chemin, ce cimetière et au bout de la route une grande plage déserte. Alex va se frotter au rouleau, je reste à barboter au bord.
Coucher de soleil de carte postale, vols de pélicans. Que manque-t-il au cliché?????
On retourne à Mazunte au clair de lune (parce qu'en plus on a le droit à la pleine lune!!!!)
















Très vite, on croise les mêmes gens, on se salue "Que tal?".

Il y a ici pas mal de mexicains, qqs touristes catégorie hyppie / rasta.

Les soirs suivants on trouve une chambre à l'étage d'une cabana : rudimentaire mais propre avec banos, un lit à la moustiquaire efficace et un hamac, du luxe!

Un après midi on prend la route vers le nord cette fois, en direction de San Agustinillo à 1km de Mazunte. Jolie plage, un peu plus de monde, ambiance un peu moins hyppie : il y a des familles avec enfants....
A l'extrémité nord de la plage de Mazunte, une cabana sur les hauteurs : c'est le domaine d'Einstein (un cousin de cap'tain caverne) qui nous offre le mezcal à la mangue(?) sur sa terrasse. Pour ceux qui ont besoin d'être actifs, il y a tout plein de choses à faire par ici : lancha avec les pêcheurs (à ce propos, on a vu un bateau à moteur arriver sur la plage à toute berzingue et s'arrêter au milieu de la plage....pour le moins surprenant!), cheval, snorkeling......

4 jours de farniente, c'était pourtant bien cool.

Evidemment, impossible d'échapper à la vengeance insatiable de Moctezuma, à fortiori quand on s'appelle Llorden et qu'on descend d'Hernan Cortès! Cela dit plein de mansuétude, il aura attendu la fin du voyage pour venir titiller les intestins d'Alex qui repart chargé d'immodium.....

Espérons qu'on aura échappé à la dengue......
Voilà, Mazunte est un lieu dont on repart difficilement d'abord et avant tout parce qu'on sait par avance que ce qui nous attend est bien moins cool......ensuite parce que quand on est bien, on n'anticipe pas le retour et ......les cars sont pleins!
Du coup le voyage de retour aura été épique et un peu éprouvant : un taxi longtemps attendu pour regagner Pochutla, un combi (genre agence tous risques) entre Pochutla et Oaxaca (6 heures entassés pour parcourir les 200 km sur une route de montagne aux inombrables topes et qui manque de ci de là d'un peu de goudron), un taxi attrapé à minuit moins dix pour trouver le terminal ADO de Oaxaca d'où part à minuit un car pour Puebla (-Quanto tiempo para llegar al terminal? -20 minutos. - Quanto quieres para llegar en 10 minutos? - 50 pesos. -Vale!). On arrive juste à temps. A 4 heures du mat au terminal gigantesque de Puebla, on choppe un autre bus pour Cuernavaca. Enfin un taxi nous dépose devant la maison. Il est 8 heures. Bonne nuit!

Chiapas : Palenque et San Cristobal

Sommes arrivés à Palenque (la ville) le matin. Le temps de prendre un jus d'orange et un café et on rejoint la Aldea (cabanas sur la route entre la ville et les ruines) en collectivo. Une cabana avec moustiquaire (pas du luxe!....mais la moustiquaire a dû retrécir au lavage, il y a la place pour laisser passer les moustiques, les lezards et peut-être même les singes hurleurs). Alexandre commence déjà à m'en vouloir : sur mes conseils, il n'a pas apporté son duvet et la nuit ça pelle...sans compter la propreté douteuse des draps....(mais ce n'est qu'un avant goût de la rusticité de la cabana mexicaine...il aura d'autres occasions plus franches de me maudire!) On s'installe, petit déj copieux et hop! direction les ruines de Palenque à 4 km. C'est un peu la cohue, les mexicains sont en vacances et visitent eux aussi leur beau pays!
Les ruines sont cachées au beau milieu d'une jungle "luxuriante" (comme ils disent dans les guides). Le site est magnifique, on s'y promène tout l'après midi, courageusement on grimpe les nombreux escaliers (pourquoi des marches si hautes????).







Alex (probablement déboussolé par le long voyage et le décalage horaire) se prend pour Tarzan et grimpe aux lianes.


Le soir, on rejoint El Panchan, petit village de cabanas et restos au milieu de la forêt tropicale.

Chouette endroit où l'on commande les premières pina colada (premières d'une longue série); On rentre à la Aldea à pieds à la tombée de la nuit....quelques petits kilomètres dans la jungle sans machette, ni lampe torche..... (le plus dangereux en fait, ce sont peut-être les voitures.....sur la route.)

Le lendemain collectivo pour Misol Ha : une cascade (en regardant plus tard des cartes postales du site, un doute nous assaille : est-ce la même cascade que nous avons vu? Y en avait il une autre plus bas?). Baignade bien agréable et corona pour pique nique. Le site n'est pas exceptionnel mais il n'y a personne....tous partis à Agua Azul ou Palenque.

Retour à El Panchan le soir pour diner.


Quelques fleurs pour Papito.....



San Cristobal nous attend. Encore quelques heures de bus .....

Alexandre s'emploie à faire marcher l'économie mexicaine et dévalise le marché artisanal en hamac, tee shirt, foulards......

Il y en a qui vont être gâtés! (à moins qu'il ne garde tout pour lui????).
Ici, la vue sur San Cristobal depuis la terasse de l'hotel : il fait bien moins froid qu'à la Toussaint mais que de touristes! On reste 2 jours dans la ville entre courses, balades et cafés.
Mais un autre paradis nous attend quelques 15 heures de car plus loin!

Alex le Père Noel

Le Père Noël a donc fini par arriver le soir du réveillon. Je dis "fini" parce que c'est quand même une expédition, surtout quand on passe par les Etats Unis! Avis aux prochains visiteurs : ne passez pas chez les ricains : vous éviterez déjà pas mal de stress!
Sans compter que ces salops ont éclaté la bouteille de champagne que rapportait le Père Alex! Que pena!
De mon côté, à peine atterri à Mexico (après une première tentative d'aterrissage raté où le pilote a du remettre les gaz a 50 mètres du sol.....petite frayeur...) je suis rentrée à Cuernavaca récupérer la Chevy et hop, retour en voiture à l'aéroport attendre Alex. Attente écourtée par la rencontre avec Anne Claire et Cecile qui revenaient de basse Californie et avec qui j'ai papoté un bon moment dans un café de l'aéroport (la basse californie ca n'a pas l'air si chouette que ca!.....)
Alex est arrivé vers 23H, on s'est un peu perdu dans les grandes avenues de Mexico mais après avoir fait le tour de toutes les Pemex et demandé aux pompistes "la autopista para ir a Cuernavaca", on a enfin pu se poser à la maison. Sur les deux sacs que trimbalait le Père Noel, il y en avait un pour moi : du chocolat, des bonbons, qqs médocs (merci au docteur Jean Luc) et quelques affaires personnelles....Merci môman, merci pôpa!
Cadeau aussi du Père Noël himself : des DVD que je vais enfin pouvoir regarder maintenant que le codec est installé!
Bin voilà, c'était un chouette Noel : plaisir de retrouver Alex. Le premier à me rendre visite!
Keske vous attendez, les autres????????

Gros dodo, visite de l'école Molière, balade dans le centre de Cuernavaca (la ville est un peu endormie, c'est Noel). Le mardi? l'aventure commence : un premier bus pour Puebla et un second de Puebla à Palenque : première nuit dans le car : il y en aura d'autres!)

Cuba....

Je sais pas trop par où commencer en fait....
D'une part, c'est déjà loin. D'autre part, mon impression fut très mitigée et, 15 jours après, je suis encore un peu hésitante.
Que vais-je vous raconter?
Cet hotel affreux à l'autre bout de la ville, cette attente interminable à la douane, les heures de queues pour acheter des pesos convertibles, les heures d'attentes pour chopper la wawa qui nous amènera (peut-être) dans le centre ville, le régime poulet-riz sans alternative, la misère, le délabrement.....
Ou l'autre havane : celle du soleil, de la musique encore et encore, du vieux havana magnifique (malgré l'état de ruine) de ces vieilles américaines toute rafistolées et qui 50 ou 60 ans après roulent toujours dans les rues, des rencontres et des conversations étonnantes avec les chauffeurs de taxi, le vendeur du marché, de cet après midi-concert avec Lali dans un 2pièces pourri d'une cité à la périphérie de la havane.....


Le voici cet hotel pourri et cher à 15 bornes du centre desservi par une wawa (toujours archi archi blindée). Des américains, des allemands qui mangent des pizzas au bord de la piscine et vont jouer au tennis sur une des nombreuses canchas......Inutile de vous dire, qu'on partait tôt le matin et qu'on rentrait aussi tard que possible le soir (mais pas si tard que ça parce qu'il n'était vraiment pas facile de rejoindre ce quartier de Miramar très excentré).


Premier contact donc avec les cubains : les vieilles peaux de la douane qui vous font poireauter 3 heures à éplucher votre passeport et décortiquer la photo. On découvre vite que depuis 2 ans le dollar n'a plus cours ici, Fidel a crée son propre dollar : le peso convertible. Il faut aussi faire la queue pour s'en procurer, on découvre ensuite que tout est très très cher (au moins les prix de Paris....) Ca c'est pour les touristes car il y a ségrégation : les restos, les bars ne sont pas fréquentés par les cubains. Ca m'a vite agacé : l'impression d'être une vache à fric. Sans doute que, logée dans le centre chez l'habitant, j'aurais eu une tout autre impression.....
N'empêche la misère est criante, tout est rafistolage, demmerde, combine : ils s'empressent de vous dire que oui, c'est dur mais "on a l'éducation et la santé gratuite".Je sens (peut-être à tort) qu'ils se raccrochent à ça mais qu'intimement ils ont le sentiment de se faire avoir....Le blocus américain certainement bien réel a aussi le mérite de porter sur son dos les défaillances du système....
Sur le marché où l'on trouve patates, goyaves et bananes, on rencontre Julio (ancien instit reconverti dans la demmerde parce que 20 pesos convertibles par mois comme salaire d'instit, ce le fait pas vraiment....) Il nous invite chez lui au fond d'une cour, un escalier brinquebalant et en haut une petite pièce. On discute (librement?).
On se balade dans le vieux havana :



Le lendemain on contacte Lali difficilement : il faut trouver un téléphone, le numéro est celui d'un voisin....
On retrouve le bonhomme : un musicien pêchu qui connait tout le monde. On lui remets qqs cadeaux : un peu d'argent de la part de Juan, du fromage et du vin aussi. Un vrai trésor. Il nous emmène dans un vieux studio qui leur sert de salle de répét : grand bonheur : concert-répét.
De la bonne musique cubaine et de vieux chanteurs cubains.






On se fait embringuer l'après midi à une fête dans la banlieue de la Havane avec une partie des musiciens.
La fête a lieu là, au deuxième étage de cet immeuble dans un petit 2 pièces de 20 m2 où vont s'entasser, danser,boire et manger une quarantaine de personnes. Vraiment chouette!



















Le lendemain, on décide une expédition vers les plages de l'est à une quarantaine de bornes : aller en taxi collectif, retour éprouvant dans une wawa qui déborde de passagers.
Farniente sur une jolie plage où errent quelques mecs et nanas prêts à vendre leur cul pour qqs dollars....











Allez quelques belle américaines pour les amateurs : si vous trouvez la marque et l'année, je vous offre un Mojito!






















Fiesta de navidad

Ouai je sais j'ai un peu de retard et je m'en excuse platement. Merci à tous pour vos voeux et cartes de Noel : j'ai tout bien recu et tout bien lu.
J'ai passé une partie de la soirée du réveillon de Noël dans l'aéroport de Mexico à attendre Alexandre (qui est arrivé sans trop d'encombres), puis dans la Chevy qui nous ramenait à Cuernavaca sur l'autoroute deserte (enfin presque, il faut savoir éviter les chiens qui se jettent sous les phares) qui relie Mexico à Cuernavaca et une bonne partie de la nuit à causer, manger, boire et déballer mes cadeaux apportés par Alex.
Réveillon inédit et savoureux....



Je sais cette chanson n'est pas très gaie mais en allant sur le blog de Carine, j'ai écouté avec plaisir Tom Waits chanter "silent night" (allez y ca vaut vraiment le coup!) et je me suis souvenu de ce conte de Noel à la fin du film "smoke" ou "brooklyn boogie"(je confonds les deux) : conte de Noel en noir et blanc avec cette chanson de Tom Waits en BO.
Petit plaisir à partager avec vous.

S'il est trop tard pour vous souhaiter un Feliz navidad, me reste tout de même à vous souhaiter le meilleur pour 2007 : des rencontres, des surprises, des découvertes et un peu d'aventure (une bonne recette pour fuir un éternel et ennuyeux recommencement).
Un gran abrazo y muchos besos a todos.
Les deseo un feliz ano nuevo!!!!!!!