La route serpente le long de la côte. On enchaine les virages, on évite les ânes et les vaches en errance sur la route, on double comme on peut les camions qui ne dépassent pas les 20 km/h et on se concentre sur sa respiration pour ne pas vomir les crevettes al ajo.
100 km plus loin, la petite baie de Pinchilinguillo nous ravit : personne, pas de vague. On se baigne, on se rebaigne et encore et encore. Avec une eau à 28 degrés, c'est du bonheur.....et pas de la soupe comme disent certains que je connais bien!

Malheureusement (ou heureusement) Pinchilinguillo n'offre aucun hébergement potable.
Je n'ai encore tué personne et suis donc peu tentée par les deux ou trois taules existantes....
Deux hotels sont en construction.....tant pis et tant mieux, nous reviendrons pour rester.

On reprend donc la route pour Maruata, 50 km plus au nord, la route est vraiment infernale, qui tourne et retourne. J'ai l'estomac dans une lessiveuse. Avis aux amateurs de grand huit.
Maruata est connu comme le "Mazunte" de la cote de Michoacan, c'est à dire (pour les non initiés) la plage hippie.


Notre première impression, c'est plutôt "plage junky".
Les palapas font la gueule, les habitants articulent difficilement 3 mots et les bébés jouent dans les sacs de ciment. Et puis il fait pas super beau. Les militaires patrouillent à pieds, en hélicoptère. La came s'achète comme des papitas.....

Ici aussi les cabañas ressemblent à des cellules...on opte pour l'hotel en dur sans charme mais propre. On s'dit qu'on va pas trainer ici vu l'ambiance.... Et puis il y a des vagues et moi, les vagues....j'aime pas, j'ai peur.

Le lendemain, une ballade le long de la plage, nous fait découvrir deux autres plages, des points de vue magnifiques sur la végétation autour et de jolies cabañas perchées en haut d'une colline.
On change d'avis. On se dit qu'il faut revenir ....qu'il vont retaper leurs palapas maintenant que les pluies sont finies et qu'avec quelques touristes sacs à dos, ca doit être moins glauque.

Les paysages sont vraiment magnifiques, sauvages....

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire