Un arrêt pipi de fortune. Oubliez toute pudeur!
Petite série pour la postérité et avant la descente infernale :
On arrive à la Buffa, tout petit village au fond d'une barranca de 1750 m. Petit arrêt, Carine et Paolo osent la pomme, j'attendrai la fin du rodéo pour remplir mon estomac de quoi que ce soit...
La piste continue et suit la rivière. Nous arrivons épuisés au bout du bout du monde : bienvenus à Batopilas, 1200 habitants. On quitte les pulls, les bonnets et les gants : fini la neige et les forêts de pins, ici climat tropical et arbres fruitiers.
Autant vous dire que notre sentiment est plutôt d'étre arrivés au bout du monde plutôt que dans une ville pionnière en matière d'avancée technologique!
En bas du pont passent des ânes chargés de bois pendant que...
Dans la nuit qui précéda notre arrivée, il y eut une fusillade dans les rues de Batopilas (de nombreux habitants nous raconterons les évènements) : des policiers fédéraux venus chercher des narcos seront reçus par des tirs et repartiront les mains vides. Il faut dire qu'il est bien difficile d'arriver à Batopilas discrètement ! La seule route, nous l'avons prise et 5 heures pour arriver, ça laisse du temps pour prévenir ceux qui viennent se cacher ici.
Ricardo se fera suspecter par les commerçants d'être un fédéral, on sent la méfiance. Je suis son alibi.
[entrée interdite aux personnes armées]
Pourtant ce village a des allures paisibles, la place, son kiosque
Mais l'intérêt de Batopilas c'est bien sur son cadre. Partout où nous regardons, c'est beau et grand!
Pour le retour à Creel, réveil à 4 heures du matin. Nous attendrons le bus dans la nuit. D'autres candidats au voyage lassés d'attendre un bus qui n'arrive pas retourneront se coucher dans leur hôtel. Nous tentons d'avancer sur la piste à la recherche d'un aventon (auto stop). Nous tomberons finalement sur notre bus dont le chauffeur ne s'était pas réveillé. On grimpe, il est vide, nous apprécions l'espace. Retour à toute berzingue sur cette même piste...il faut rattraper le retard!. La conduite est incroyable mais le chauffeur semble capable de rouler à 60 km/h les yeux fermés en flirtant avec le précipice....

2 commentaires:
Le fond du fond du monde effectivement ... Avec ambiance Far West en prime
Et surtout pas de Mac Do en vue ! Sont pas pret de venir ;-)
Autant dire que, sensible au mal de voiture que je suis, je n'aurais pas du tout apprécié le retour tel que tu le décris La Chica !!
du tout du tout ;-)
Bin y a quand même quelques gringos qu'arrivent jusque là notamment des bikers.....en groupe... et ça c'est vraiment pas la rencontre la plus sympathique du voyage surtout que du coup les quelques hôtels potables sont rapidement complets.
Et puis t'inquiète! tu es tellement focalisé sur la route et le précipice, que c'est pas sur du tout que tu te laisses aller à un vulgaire mal des transports!!!
Enregistrer un commentaire